Saint Antoine

Statue de Saint Antoine, ermite, en l’église Sainte Thérèse de Nonceveux.
Le cochon représente de diable qui a tenté de nombreuses fois ce saint moine d’Égypte.

Ce dimanche 17 janvier, c’est la fête de Saint Antoine.
Habituellement, de nombreuses personnes se rassemblent à Nonceveux, autour de la messe en wallon, des galets bénits et d’un bon dîner…

Sèyî bèni , Signeûr, nosse Bon Dju,
Vos qu’as fèt l’cîr èt nosse tère, Vos qu’èstéz l’ pére di nos turtos.
Dji v-z-èl dimande, bènihéz cès galèts qui no v’présintans

èt l’honeûr di Sint-Antône…
Et dinéz à tos lès cî qui lès magn’ront eune bonne santé èt
eune fwèr grande plèce èt voss coûr.
Sèyî bèni cos cins côs, Binamé Bon Dju,
tot asteûr èt po tofère divins lès siékes (dès siékes).


Malheureusement, le cochon (de virus) semble avoir le dessus cette année : pas de rassemblement possible.
Par contre, la messe aura bien lieu à 10h30. Elle sera célébrée en français.
Il est demandé de s’inscrire au secrétariat paroissial (04 384 42 53) pour faire partie des 15 participants autorisés.
Il en est de même pour les autre messes dominicales : elles ont bien lieu, on peut y participer et y communier « en présentiel », mais le nombre de participants reste limité à 15 personnes.
N’hésitez pas à en parler autour de vous : beaucoup ne le savent pas encore…
Les messes en semaine (pour lesquelles il est inutile de s’inscrire) ont lieu également… n’hésitez pas !


Un Noël insolite…

Échos de la messe de Noël – Louveigné 2020

Cette année, le « joyeux Noël » résonnait différemment des années précédentes. Il nous a peut-être été difficile de lui donner du sens quand les règles sanitaires nous demandaient d’accueillir dans nos églises une quinzaine de participants. On a pu se poser la question : « Pourquoi moi et pas les autres ? »
A Louveigné, nous avons proposé de relier  les personnes présentes à toutes celles qui ne nous avaient pas rejoints, physiquement.
En participant à la messe de Noël, nous portions des membres de nos familles (enfants, petits-enfants, défunts de l’année, malades, …), les soignants dans les hôpitaux et les maisons de retraite…mais aussi des personnes, rencontrées lors de balades ou entendues au téléphone. Elles nous avaient partagé des tranches de leur vie parfois heureuses, parfois tristes, parfois lourdes … liées ou non à la crise. Et puis comment ne pas s’unir à la prière de tous ceux qui ont pris l’habitude de suivre les messes à la télévision?
L’assemblée prend déjà une autre dimension, un autre sens, n’est-ce pas ?

Alors, comme les bergers de l’évangile, nous pouvons être des annonceurs de la Bonne Nouvelle . En effet, à Noël, Jésus, l’Emmanuel, Le Prince de la Paix vient habiter parmi nous pour que, joyeux, nous soyons portés à agir, à construire un monde de paix, d’amour.
Des étoiles superbement décorées par Perrine, ont été distribuées dès l’entrée pour y inscrire une intention, un mot… Après la célébration, ces étoiles ont été collées dans la crèche extérieure. Si vous passez sur la place, arrêtez-vous.
Nous avons souhaité actualiser cette crèche en y déposant aussi le mot d’accueil, les intentions composées par des personnes qui ne s’étaient pas inscrites et le texte lu après la communion, de quoi partager notre vécu avec l’un ou l’autre passant attentif.
Merci d’avoir pu vivre ce moment sobre, mais chaleureux malgré les masques et la distanciation, riche de ce que chacun/e a apporté, a partagé, chacun selon son charisme, unis à tous ceux que nous portions dans nos cœurs. Tous ensemble, nous avons prié et souhaité ouvrir cette prière au plus grand nombre. (M.-P. L.)

Joyeux Noël à toute la création !
Paix dans vos cœurs !
Soyez artisans de paix dans vos familles !
Soyez signes de paix dans le monde !
Accueillez le seigneur dans la crèche de votre cœur !
Soyez pleins d’espérance et de confiance !
Soyez inondés de l’amour de Dieu !
Laissez-vous aimer !
(frère P. Verdin)

L’étincelle de Noël

Homélie pour la nuit de Noël

Noël, c’est d’abord un petit enfant…
Combien de parents ont été tristes ces derniers mois de ne pouvoir montrer leur nouveau né autrement que par visio-conférence… combien de grands parents ont été frustrés de ne connaître qu’à distance les progrès et les risettes de leurs petits enfants ?
Quand l’enfant paraît, il réjouit tout le cercle de famille.
Mais qu’est-ce qui fait l’attrait de ces petits d’hommes ?

N’est-ce pas leur besoin de tendresse ?

Vous avez entendu parler de ces expériences horribles, dans les anciens pays de l’Est, où l’on a essayé d’élever des enfants sans leur témoigner la moindre tendresse, en leur prodiguant uniquement les besoins « essentiels »… ils sont devenus de « monstres » parce que l’humain ne peut se passer de tendresse… Bourvil l’a si bien chanté !
Quand Dieu vient chez les hommes, il prend la forme d’un tout petit bébé.
Il vient pour nous donner toute la tendresse de Dieu, et il vient la donner à tout le monde.
Voyez les bergers : ils ont l’odeur de leurs brebis (ils sentent « mauvais »), ils sont avec leurs bêtes jour et nuit… donc jamais au Temple ni à la synagogue. C’est pourquoi les dignitaires juifs les considéraient comme des mécréants !
C’est pourtant à eux, les premiers, que le message de Noël est délivré :
« Gloire à Dieu dans les cieux, et paix sur terre aux hommes qu’il aime ! »

C’est peut-être pour ça que tant de gens sont séduits encore aujourd’hui par la fête de Noël.
Bien sûr, on parle plus de la magie de Noël que du mystère de l’incarnation ; on regrette davantage le souper du réveillon que la messe de Minuit !
Mais l’enfant de Noël attire tout le monde autour de son berceau… une mangeoire : pas étonnant que l’on pense à manger en ces jours !

Nous chrétiens, nous pouvons tomber sous le charme de la fête, mais nous ne pouvons pas oublier le cœur de cette fête, nous sommes appelés par les anges à en être les témoins aujourd’hui !
Dieu vient, il se fait l’un des nôtres. Il va grandir dans un corps comme le nôtre, se réjouir, mais souffrir aussi… et mourir tout comme nous.
Il vient pour le Peuple qui marche dans les ténèbres, et ces ténèbres sont variées : guerre et exil pour certains, maladie et angoisse pour d’autres… crise sanitaire, économique ou sociale : aujourd’hui comme hier et à toutes les époques, il y a l’embarras du choix !
Dieu vient nous communiquer l’étincelle de son Amour universel.
C’est minuscule une étincelle, mais ça peut donner une explosion ou un gigantesque incendie.
C’est minuscule une étincelle, mais quand elle vient à manquer, la chaudière ne tourne pas !
C’est cette étincelle que nous sommes invités à partager ce soir…
Nous sommes peu nombreux, peuple minuscule, mais avec la force de celui qui naît en nous cette nuit, nous pouvons embraser le monde entier !
Pensez à ces douze hommes il y a deux mille ans et au milliard de chrétien aujourd’hui …

Un coup de téléphone, une visite « papote-fenêtre », porter la communion à une personne malade ou isolée : tout geste qui manifestera notre amitié, notre fraternité répandra cette étincelle de l’Amour de Dieu.
Alors nous deviendrons vraiment ce « peuple ardent à faire le bien », appelé de tout ses vœux par l’apôtre Paul. Que l’étincelle de Noël nous fasse brûler pour notre bien et celui de tous !

Jean-Pierre Leroy