déconfinements…

Nous avions espéré que la limite de quinze personnes dans nos églises serait dépassée pour Pâques… Las, il a bien fallu se rendre à l’évidence : nous avons dû célébrer Pâques en (trop) petit comité !

La « jauge » de 15 personnes reste maintenue, probablement jusqu’à fin mai, à l’intérieur des églises !
Mais, à l’extérieur toutefois, on pourrait célébrer avec 50 personnes dès le 8 mai, si les conditions sanitaires le permettent. C’est ce que le Codeco nomme son « plan plein air ».

Pour les funérailles, il est permis d’accueillir 50 personnes à l’intérieur, mais en respectant la clé « 1 personne pour 10 m² » (soit à Awan, 34; St Pierre, 23; Banneux, 19; Deigné, 20; Dieupart 50; Dolembreux, 12; Florzé, 20; Fraiture, 15; Gomzé, 15; Hornay, 22; Lincé, 16; Louveigné, 48; Nonceveux, 25; Sougné-Remouchamps, 35; Sprimont, 40)

L’équipe pastorale examine l’organisation des professions de foi. Celles prévues le 25 avril sont reportées.
Le 2 mai, à Banneux, elles devraient être maintenues (avec 15 participants de plus de 12 ans !).
Le 9 mai, on proposera une célébration en extérieur pour des groupes de 10 communiants (ce qui permettrait la participation de 5-6 adultes par communiant)… La situation des premières communions sera abordée avant le 1er mai… Le temps est à la créativité et à l’originalité ! Beaucoup de parents l’ont compris.
Il est probable que, comme en 2020, une célébration soit organisée également à la rentrée scolaire.

Professions de foi

Eh oui, qui l’aurait cru, les professions de foi auront lieu ce dimanche 27 septembre pour près de cinquante jeunes de notre U.P.

Pour pouvoir respecter les distances sanitaires et le protocole des célébrations religieuses, trois célébrations auront lieu ce dimanche à 10h30, à Dieupart, Sprimont et Louveigné.

Malheureusement, le nombre de places disponibles est compté : celles-ci seront réservées exclusivement aux familles des communiants et aux catéchistes. Inutile donc de venir ce dimanche à 10h30 à la messe, vous trouverez (malheureusement) la « porte de bois ».

D’autres solutions : 18h30 le samedi à Florzé et 9h30 le dimanche à Gomzé.
Vous connaissez également le chemin du sanctuaire de Banneux.

Attention : les 4 et 11 octobre, ce seront les premières communions !
Le 4, pas de messe à Banneux à 11h00, ni à Dieupart !
+ Le 3 à 18h30 à Awan et le 4 à 9h30 à Dolembreux
Le 11, pas d’accès à la messe à Dieupart ni à Remouchamps !
+ Le 10 à 18h30 à Deigné et le 11 à 9h30 à Lincé.

Notre Cité se trouve dans les cieux

Avez-vous vu au moins un film d’Harry Potter ? (ils repassent à la télévision actuellement)  Il y a quelque chose de merveilleux dans ce film, c’est la grande salle à manger de Poudlard : ce réfectoire dont le plafond est en fait le ciel, avec la lune et les étoiles.

Eh bien,je crois que l’Ascension nous rappelle à tou.te.s que nos églises, nos maisons, nos vies doivent avoir une ouverture vers le Ciel ! Nous sommes citoyens du ciel, écrivait Saint Paul.

L’Église, comme le Royaume des cieux, sont comme les « œuvres inachevées » de Jésus, pendant sa vie terrestre.
Il est venu inaugurer le Royaume ; il a posé la première pierre (Pierre) de son Église ; il est venu allumer un feu, et il attend de le voir embraser la terre entière… Le Ciel, c’est cette perspective donnée, comme un horizon ouvert sur l’achèvement de l’œuvre de Dieu.

Dans la première lecture, comme dans l’Évangile, Jésus disparaît aux yeux de ses disciples : il s’en va.  Cette dernière apparition, selon les Actes,
suscite à la fois l’adoration et les doutes… comme nous aujourd’hui, probablement. Nos sentiments sont mêlés : joie de fêter l’Ascension de notre Seigneur,
tristesse ne ne pouvoir le faire que virtuellement, par la télévision ou la radio…
Mais ce qui me touche, c’est que « certains eurent des doutes », mais tout aussitôt « Jésus s’approcha d’eux » : n’est-ce pas quand nous avons des doutes que Jésus se fait le plus proche de nous, pour consolider notre foi. Et si nous ne ressentons pas toujours cette présence discrète, soyons les uns pour les autres des « supporters » de la foi, des « chasseurs » de doute.

Jésus a mené son œuvre à bien, et il laisse à ses disciples d’hier et d’aujourd’hui, le soin de l’achever.  Pour cela, il nous promet une Force : celle de l’Esprit Saint qui descendra sur nous.  L’Esprit nous fait découvrir et connaître pleinement Jésus. L’Esprit nous envoie en mission, aussi.

Il est notre force pour manifester l’amour de Dieu à tout homme, spécialement les plus petits, les plus pauvres, les rejetés… et aujourd’hui peut-être plus encore, ceux que paralyse la peur, ceux qu’abîment la maladie ou la lassitude.

Il est notre force pour témoigner de Jésus joyeusement, mais humblement : parfois en pleine lumière, souvent dans l’indifférence, mais même dans le rejet et les épreuves.

Il est notre force aussi pour reconnaître le visage de Jésus dans ceux que nous rencontrons, mais aussi pour être ce visage de Jésus pou notre prochain. Un père jésuite qui terminait sa vie dans une maison de repos m’avait dit : tu vois, cet aide-malade qui est musulman, à travers les soins qu’il me donne, je lui permet de prendre soin de Jésus…

L’Ascension pourrait être un souvenir triste : Jésus n’apparaîtra plus à ses disciples avant la Parousie (son retour dans la gloire). Mais elle est une fête !

Une fête parce que, depuis ce jour-là, par son absence, Jésus nous offre de vivre de l’Esprit, de témoigner de lui, d’aimer notre prochain. C’est un peu comme la mer, qui crée sans cesse la plage… en se retirant ! Jésus aussi crée sans cesse l’Église, en se retirant, en faisant confiance aux hommes et aux femmes de ce temps (parfois il doit s’en mordre les doigts, mais souvent – n’ayons pas de fausse pudeur – il s’en réjouit… et nous lui rendons grâce).

Une fête aussi, si nous mettons cette confiance de Jésus à profit pour devenir enfants de Dieu par ses sacrements, pour offrir cette grâce à ceux vers qui il nous envoie « Allez, de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les… »

Une fête enfin, si nous pouvons reconnaître et faire découvrir Jésus présent à nos côtés, tous les jours, jusqu’à la fin du monde !

Alors nos églises n’auront pas seulement un plafond de bois, de stuc ou de pierre : comme la grande salle de Poudlard, elles auront le Ciel comme plafond, comme perspective, comme horizon.
Et l’Église ouvrira les yeux et les cœurs des hommes vers le Ciel où Christ siège à la droite du Père : c’est lui la tête de l’Église, qui est son Corps. Là où la tête est passée, le corps passera lui aussi : il nous précède non seulement en Galilée, aux périphéries, mais aussi au Ciel. C’est là qu’il nous attend, c’est vers Lui que nous tournons nos regards et nos cœurs.

Jean-Pierre Leroy
Ascension du Seigneur (A) *** 21 mai 2020