« Quelle joie quand on m’a dit…

… allons à la maison du Seigneur » (Ps 121 (122)

Bonjour à tou.te.s,

comme annoncé par les différents médias, les célébrations religieuses reprennent ce lundi 8 juin, phase 3 du déconfinement progressif, et ce pour tous les cultes reconnus en Belgique.
Nous avons vécu ces trois mois comme un long carême de privation : nous ne l’avions pas choisi ! Mais la vraie privation n’est-elle pas celle qui s’impose à nous ?
Certes, des célébrations de qualité, retransmises par les médias et les réseaux sociaux nous ont permis de nourrir notre foi, de vivre spirituellement cette épreuve. Les propositions n’ont pas manqué.
Mais l’Église est d’abord « convocation », « Assemblée »… et cela nous a manqué !

Dès ce lundi matin, les messe de semaine ont repris dans les églises où elles sont habituellement célébrées (cf : https://www.egliseinfo.be/horaires/ekklesia%20semaine).
Dès samedi soir, 13 juin, fête du Saint Sacrement, Fête-Dieu chère aux Liégeois, elles reprendront également dans les églises où c’est prévu dans le dernier numéro d’Ekklèsia (cf : https://www.egliseinfo.be/horaires/ekklesia%20messe)

C’est une grande joie de vous revoir, de nous retrouver pour prier ensemble… mais la prudence reste de mise.
Je remercie les fabriciens, les sacristains, les paroissiens et les membres de l’équipe pastorale qui depuis quelques jours déjà mettent en place les « aménagements » qui nous permettront de nous retrouver
dans des églises sécurisées et le respect de tous (veillons bien les uns sur les autres !).

Du gel hydroalcoolique sera disponible à l’entrée de l’église : on vous demande de vous désinfecter les mains en entrant (après avoir ôté votre masque si vous ne souhaitez pas le porter à l’intérieur !)
Des personnes préposées à l’accueil vous indiqueront la place que vous pouvez occuper et devront vous refuser l’accès si toutes les places sont occupées ! (nous n’organisons pas à ce stade de « réservation » des places)
Par exemple, 54 emplacements ont été signalés dans l’église de Dieupart (où la messe de 11h00 sera célébrée chaque dimanche jusque fin septembre) : il y a donc place pour 54 « isolés », mais un couple, une famille ou des personnes habitant la même « bulle » peuvent occuper des places côte à côte… il y a donc plus que 54 places disponibles ! (maximum 100, toutefois, jusqu’au premier juillet)
Pour la communion, la démarche vous sera expliquée le moment venu pour assurer la sécurité sanitaire de tous.

Avant et après la célébration, nous vous demandons de ne pas vous attarder en vous groupant, mais bien de rester à distance « sanitaire » (le respect et la sécurité des personnes les plus fragiles étant une de nos valeurs principales …)

J’espère que nous pourrons ainsi nous retrouver vraiment et vivre notre foi avec une ferveur retrouvée… et partagée !

Belle semaine à vous !

jpl

Chapelets du mois de mai (4e semaine)

Chaque année, des paroissiens de Sougné-Remouchamps et de Deigné se rassemblent pour prier le chapelet les soirs du mois de mai, devant les statures et potales érigées dans les différents hameaux et quartiers de ces paroisses.
C’est l’occasion de lui demander sa protection, de lui confier les membres de nos familles, les malades, mais aussi les soignants (dont nous pouvons apprécier actuellement tout le dévouement, merci à eux !).  Nous prions pour demander, mais aussi pour dire merci, offrir nos projets…
Hélas, les mesures de confinement et de distanciation physiques, pour enrayer l’épidémie, nous interdisent de nous rassembler comme nous en avions l’habitude, aussi nous vous invitons à fleurir la vierge de votre quartier le jour prévu au calendrier ci-dessous.  Vous pourrez aussi y prier le chapelet à des moments différents de la journée, ou en restant à votre domicile : les « habitués » s’associeront à votre prière.  Restons unis.  Et veillez bien sur vous et vos proches !

l’équipe « chapelets »

25 mai : sur la Heid
26 mai : église de Sougné
27 mai : Hotchamps
29 mai : Forêt de Montjardin

Si tu savais le Don de Dieu

Le chapitre 17 de St Jean, ce sont les derniers mots de Jésus avant son procès : une longue prière que la liturgie nous « sert » en trois parties (nous venons d’entendre le premier passage). Il s’agit de la « prière sacerdotale » de Jésus. Nous ne devons pas y chercher un compte-rendu détaillé et précis de la dernière prière de Jésus : ses apôtres n’avaient pas le cœur à noter cette prière, le moment était trop intense pour cela. Mais l’évangéliste a mis dans cette prière les mots et les expressions qui ont marqué le disciple bien aimé pendant son compagnonnage avec Jésus… parce que ces mots nous disent tout de Jésus, qu’ils nous parlent de sa relation au Père (qui est aussi notre Père), qu’ils sont comme le condensé de cette bonne Nouvelle que Jésus a annoncée au prix de sa propre vie !

Ces mots de la prière de Jésus ont marqué les oreilles, le cœur et la mémoire de Jean. Ils ont nourri la prière des premiers chrétiens et sont parvenus jusqu’à nous pour nourrir notre prière également. Il faudrait que ces mots ne touchent pas seulement nos oreilles et notre cerveau, mais qu’elles atteignent notre cœur et y demeurent ! L’évangile de Jean, c’est un peu comme un café ou un pousse-café à la fin d’un bon repas : on ne les avale pas comme le café du petit déjeuner, mais on les « sirote », on les déguste par petites gorgées… il faudra donc relire ces paroles pendant la semaine, pour en conserver et en apprécier toute la saveur ! Comme Marie et les apôtres, réunis au Cénacle, «confinés» pour échapper à l’opposition du peuple, mais surtout méditant, ruminant les paroles de Jésus pour en découvrir le sens.

Je retiendrai surtout trois mots :

  1. VIE : c’est la préoccupation de tout homme, se réaliser, exister à fond, réussir sa vie, réaliser toutes ses potentialités. Ou tout simplement, « rester en vie », se protéger de ce qui peut la mettre en péril, chercher (et trouver) les biens de première nécessité, les choses « essentielles » qui nous permettent de vivre.! Si nous restons centrés sur nous-mêmes, nous cherchons la vie là où elle n’est pas, ou si peu… le secret, celui de Jésus, c’est l’ouverture totale, le don de soi. Le verbe « donner » revient dix fois dans ce texte que nous venons d’entendre ! Le père donne au fils ; le fils reçoit du père ; le fils donne tout aux hommes. Il ne s’agit pas seulement de s’ouvrir au don de Dieu, de l’accueillir, mais de se donner soi-même. « Si tu savais le don de Dieu » disait déjà Jésus à la Samaritaine…

  2. GLOIRE : pas celle des paillettes, des honneurs, pas la gloire éphémère des « people » ou la gloire passagère des « super-héros » de ce monde, ou de notre imagination… il ne s’agit pas de planer au dessus de tout, dans l’indifférence au « monde d’en-bas ». D’ailleurs, l’artiste Banksy a bien représenté la chute de ces héros-là, au bénéfice des « héros quotidiens » que sont les soignants, les aidant-proches de toutes ces personnes fragilisées par la pandémie ou le confinement.
    Dans la bible, la gloire
    c’est la révélation du sens profond de la personne, de son poids réel. C’est pourquoi Saint Jean peut écrire dans son évangile que Jésus est « glorifié » sur la croix : c’est là qu’il montre l’intensité de son amour, c’est là qu’il se donne totalement au monde.
    La gloire de Dieu dit l’espérance de celui qui vient, elle écrit en lettres de feu et d’amour la gloire de l’homme.

  3. CONNAÎTRE : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu » !
    Il ne s’agit pas d’un savoir ; ou de retenir par cœur les réponses aux questions des catéchismes d’autrefois ; ni même de se tenir au courant de toutes les nouveautés ou les recherches de la théologie !
    Connaître, dans le langage biblique, c’est faire l’expérience de Dieu à travers la prière et, pour nous chrétiens, à travers les sacrements que nous célébrons en
    Église. C’est pourquoi beaucoup parmi nous ont faim, désirent ardemment se retrouver pour communier, vivre les sacrements avec d’autres. Sans doute, ce besoin vital, ce désir ne s’est-il manifesté aussi intensément depuis longtemps !

Connaître, c’est faire un bout de chemin, cheminer avec Dieu. Qu’Il nous donne à tous de le connaître vraiment, pour vivre avec lui dans sa gloire !

Jean-Pierre Leroy

Retraite dans l’attente de l’Esprit de Pentecôte

Prier, faire retraite, cheminer vers la fête de Pentecôte…

  • Chaque jour, de l’Ascension (21 mai) à la Pentecôte (31 mai), le Foyer de Charité de Spa nous propose une retraite « en ligne ».  Un enseignement par jour.  Vous les retrouvez chaque jour, dans l’après-midi, sur leur site en cliquant ici.
  • Vous pouvez également vivre une « neuvaine » à l’Esprit Saint : neuf jour de prière, de méditation.  Celles-ci sont proposées par Ignace Ametonou, séminariste pour le diocèse de Liège, en stage dans l’Unité pastorale du Condroz.  Téléchargez-la en cliquant sur ce lien : Neuvaine Pentecôte 2020
    Mais aussi celle proposée par le sanctuaire de Banneux : neuvaine-de-la-pentecote-2020
  • N’oubliez pas : vous pouvez suivre la messe sur KTOTV
    ou encore en radio sur RCF-Liège (FM 93.8; 1RCF sur DAB+; chargez l’appli sur votre smartphone ou cliquez sur ce lien