Témoignage de Guillaume

temoignageCe dimanche 3 mai est consacré à la prière pour les vocations sacerdotales et religieuses. C’est l’occasion pour notre paroisse d’en savoir un peu plus sur le séminariste en stage parmi-nous, et de continuer à être attentif à la formation des futurs prêtres.

1. Bonjour Guillaume, tu es séminariste et tu viens dans notre unité pastorale depuis le mois de septembre. Peux-tu nous confier deux ou trois « étapes » de ton cheminement qui t’ont mené au Séminaire pour te préparer à devenir prêtre ?

Bonjour tout le monde ! Les étapes les plus importantes dans mon chemin vocationnel ce sont les expériences d’églises. Je pense plus spécifiquement aux journées mondiales de la jeunesse de Rio de Janeiro auxquelles j’ai eu la chance de pouvoir participer avec les jeunes de ma paroisse d’origine, Huy,[lire la suite]

2. Dans ta paroisse de Huy, puis en stage à Loncin, tu as déjà vécu bien des expériences. Lesquelles t’ont confirmé dans ton choix ?

Je dirais qu’il y a principalement trois choses. La première c’est la joie, pas forcément extérieure, de pouvoir se rassembler le dimanche auprès d’une communauté qui devient un peu une seconde famille. J’apprends doucement à connaître les gens et à les accompagner. Comme nous venons uniquement les week-ends, cela se fait sur la longueur, mais beaucoup sont très attentifs à mon bien-être et je les en remercie d’ailleurs [lire la suite]

3. Tu étudies au Séminaire de Namur, avec d’autres candidats à la prêtrise. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

Le séminaire, c’est plus qu’un lieu de formation, c’est un lieu de vie. Nous avons pour la majorité d’entre-nous, sept ans d’études à faire. Clairement, si on voit ce lieu uniquement comme un lieu de formation, on se trompe et ce seront des années interminables, et que nous ne finirons pas d’ailleurs.  [lire la suite]

4.  Après quelques mois dans l’UP Ekklesia, quel regard portes-tu sur nos communautés chrétiennes ? Quel(s) défi(s) aimerais-tu relever puisque tu devrais passer encore deux années avec nous ?

Un regard bienveillant est positif ! Notre UP est rurale et j’ai l’impression que nous avons pu y préserver une certaine familiarité entre nous grâce à cela. Nous ne sommes pas dans la course des grandes villes, chacun prend le temps. Nous collaborons avec des personnes qui sont bien ancrées, qui savent ce qu’elles veulent et qui nous le font savoir. C’est bien qu’il n’y ait pas de langue de bois et que tout le monde puisse s’exprimer. [lire la suite]

Si vous souhaitez nous soutenir dans notre formation ou en savoir plus sur la vocation du prêtre, voici quelques liens utiles :

En toi toutes nos sources

Le weekend prochain, le samedi 2 et le dimanche 3 mai 2020, le pape François nous invite à tout spécialement prier pour les vocations à l’occasion de la 57ème journée mondiale de prière pour les vocations. Il a écrit, pour cette occasion, un message dont les mots principaux sont souffrance – gratitude – courage et louange.

Vous pouvez voir le témoignage de quelques séminaristes en formation à Namur ici

Prier pour les vocations ? Et si ça me concernait de tout près ?

Prier pour les vocations ? Ne pourrait-on pas comprendre ce temps donné par l’Eglise tout d’abord comme temps de relecture sur sa propre vocation, quelle qu’elle soit ? En effet, « le mariage chrétien et le célibat pour le Royaume, ces deux vocations, méritent d’être, à part égale, mises en valeur par l’Eglise ». Je suis célibataire ? ou marié ? ou célibataire pour le Royaume ? N’est-ce pas un instant offert par l’Eglise pour que chacun de nous puisse s’arrêter pour se poser à nouveau ces questions : « Est-ce que je me connais moi-même au-delà des apparences et de mes sensations ? Est-ce que je sais ce qui rend mon cœur heureux ou triste ? Quelles sont mes forces et mes faiblesses ? Suivent immédiatement d’autres questions : comment puis-je servir au mieux et être plus utile au monde et à l’Eglise ? Quelle est ma place sur cette terre ? Qu’est-ce que je pourrais offrir à la société ? Puis d’autres suivent, très réalistes : est-ce que j’ai les capacités nécessaires pour assurer ce service ? Est-ce que je pourrais développer les capacités nécessaires ? ». Ces questions posées par le Pape François aux jeunes peuvent également être utiles à tous pour affiner, ajuster une vocation choisie. Une vocation, c’est chaque matin qu’on la remet sur le métier. N’est-il pas bon que le « oui » du premier jour soit redit chaque jour et, chaque jour, à chaque battement de cœur ?

Prier pour les vocations ? Oui, c’est déjà relire sa propre vocation, son propre chemin. Et puis, n’est-ce pas également être appelant, dans le concret de nos rencontres et peut-être oser témoigner, comme le pape François : « Aujourd’hui, règne une culture du provisoire qui est une illusion. Croire que rien ne peut être définitif est une tromperie et un mensonge. Souvent, il y a ceux qui disent qu’aujourd’hui le mariage est ‘démodé’. (…) Moi, au contraire, je vous demande d’être révolutionnaires, je vous demande d’aller à contre-courant ; oui, en cela, je vous demande de vous révolter contre cette culture du provisoire, qui, au fond, croit que vous n’êtes pas en mesure d’assumer vos responsabilités, elle croit que vous n’êtes pas capable d’aimer vraiment. J’ai confiance en vous et je vous encourage à opter pour le mariage ». Et, toujours à la suite du pape, continuer à oser dire : « Si nous partons de la conviction que l’Esprit continue à susciter des vocations au sacerdoce et à la vie religieuse, nous pouvons « jeter de nouveau les filets » au nom du Seigneur, en toute confiance. Nous pouvons oser, et nous devons le faire : dire à chaque jeune qu’il s’interroge sur la possibilité de suivre ce chemin ». Oui, l’engagement peut me façonner, m’élever, faire éclore en moi tous les talents encore cachés qui ne demandent qu’à être révélés pour les autres. Le pape nous rappelle que « tant de fois, dans la vie, nous perdons du temps à nous demander : « Mais qui suis-je ? Mais tu peux te demander qui tu es et passer toute la vie en cherchant qui tu es. Demande-toi plutôt : « Pour qui suis-je ? ». Tu es pour Dieu, sans aucun doute. Mais il a voulu que tu sois aussi pour les autres, et il a mis en toi beaucoup de qualités, des inclinations, des dons et des charismes qui ne sont pas pour toi, mais pour les autres ».

Prier pour les vocations ? C’est encore prendre conscience que le sanctuaire de la conscience de chacun est un temple inviolable. C’est prier pour que de plus en plus de chrétiens puissent trouver des lieux pour être écoutés. « L’accompagnement spirituel est un service d’Église aujourd’hui particulièrement questionné par la question des abus, service dans lequel nous devons sans cesse affermir la dignité et la liberté de la personne, terre sacrée, à respecter ».

Prier pour les vocations ? Relire sa propre vocation, être appelant mais encore prendre le temps de contempler autour de nous toutes les vies données. Prier pour les vocations, c’est rendre grâce mais aussi peut-être reconnaître les parts d’ombre dans les chemins, regarder en face la souffrance, demander pardon, pardonner, reconnaître la présence du Seigneur, tous les jours, et être dans la gratitude d’une telle présence, entendre le « courage, c’est moi, n’ayez pas peur ! » . Ensemble, notre vie peut alors s’ouvrir à la louange, percevoir l’instant éternel qui se vit et oser repartir… à nouveau ensemble !

Catherine JONGEN,
Responsable et coordinatrice de Church4you,
un service de l’Eglise catholique auprès des jeunes.
Vocation : mariée !
Marie-Jean NOVILLE,
Coordinatrice du Centre National des vocations.
Vocation : Sœur bénédictine !

Chapelets du mois de Mai

Chaque année, des paroissiens de Sougné-Remouchamps et de Deigné se rassemblent pour prier le chapelet les soirs du mois de mai, devant les statures et potales érigées dans les différents hameaux et quartiers de ces paroisses.
C’est l’occasion de lui demander sa protection, de lui confier les membres de nos familles, les malades, mais aussi les soignants (dont nous pouvons apprécier actuellement tout le dévouement, merci à eux !).  Nous prions pour demander, mais aussi pour dire merci, offrir nos projets…
Hélas, les mesures de confinement et de distanciation physiques, pour enrayer l’épidémie, nous interdisent de nous rassembler comme nous en avions l’habitude, aussi nous vous invitons à fleurir la vierge de votre quartier le jour prévu au calendrier ci-dessous.  Vous pourrez aussi y prier le chapelet à des moments différents de la journée, ou en restant à votre domicile : les « habitués » s’associeront à votre prière.  Restons unis.  Et veillez bien sur vous et vos proches !

l’équipe « chapelets »

1er mai : Hodister (chapelle de la fidélité)
4 mai : Sècheval
5 mai : rue de la Reffe (chapelle des Sœurs)
6 mai : Hénumont
7 mai : N.D. de la Redoute
8 mai : Playe