Joyeux Noël !

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière »
Je suis toujours émerveillé de voir nos maisons, nos rues et nos villages illuminés par les lumières de Noël. Ce n’est peut-être pas très bon pour l’environnement, mais ça fait du bien de voir toutes ces lumières alors que le soleil nous fait défaut.
C’est sans doute pour cela qu’on les installe chaque année, sans arrières pensées !
Sans doute, nos ancêtres allumaient-ils déjà des lumières en cette saison, pour combattre la nuit qui prenait de plus en plus de place… et cela bien avant
de fêter la naissance de Jésus de Nazareth !
Pourtant le nouveau testament, et particulièrement les évangiles de Luc et Mathieu, nous présentent déjà Jésus, « Lumière pour éclairer les nations païennes ». C’est que Noël n’est pas seulement la fête qui remplace une fête païenne plus ancienne.
Noël, c’est d’abord la grande lumière qui enveloppe les bergers : apeurés, ils sont rassurés par l’ange du Seigneur et guidés vers l’enfant de Bethléem. C’est aussi l’étoile qui met en route les mages venus d’Orient et les conduit eux aussi vers l’enfant qui vient de naître.
Alors, oui, Noël est une fête de lumière.
J’aime beaucoup cette bougie allumée, plantée dans la paille de la crèche, tout près de l’enfant-Jésus. Elle est comme cet enfant, Dieu fait homme, planté dans la paille de ce monde. Elle n’est pas là pour décorer seulement, mais elle éclaire, elle réchauffe, elle crée une ambiance de fête de réjouissance.
Et si Noël, c’était aussi cela ?
Une parenthèse dans une vie quotidienne souvent accaparante, une
lumière dans la nuit qui envahit notre monde. Et si le malheur, la guerre,
la corruption, les affaires, toutes les préoccupations qui peuvent boucher
nos horizons, ne parvenaient pas à éteindre en nous le feu de la foi,
de l’amour, de l’espérance. Et si ce feu, loin d’être
réduit en cendres, s’était mué en feu de braises.
Alors la fête de Noël, telle un souffle, pourrait
raviver en nous l’espérance…
Un repas partagé en famille, avec des amis ou des
inconnus pourrait faire grandir en nous l’amour…
Une messe dans la nuit, une crèche dans notre
salon pourraient nous aider à croire que tout cela
ne sont pas des histoires pour enfants sages… mais
une bonne Nouvelle pour tous ceux qui l’entendent
aujourd’hui.
Cette nouvelle, répétée depuis 2000 ans, risque de nous lasser, de ne plus nous mettre en route, mais de devenir une ritournelle parmi d’autres. Pour qu’elle
demeure « bonne nouvelle », elle doit s’inscrire dans des cœurs de chair, les nôtres. Comme le berger au flûtiau, qui s’éclaire à la flamme de cette bougie, il nous faut nous aussi faire entendre cette bonne nouvelle de Noël.
Oui, à Noël, Dieu nous a montré combien il nous aime.

Pour lui, nous ne sommes pas un homme, une femme de plus, perdu(e) dans une multitude innombrable. Pour Lui, il y a en chacun(e) de nous quelque chose qui n’a pas de nom, mais qu’il a préféré, qu’il aime avec tant de tendresse et d’intensité. Pour nous le faire savoir, il s’est fait petit enfant, bébé qui ne peut encore parler. Mais cet enfant est aussi promesse d’avenir, signe de l’amour prévenant de Dieu.

Je vous souhaite de vous émerveiller encore une fois, en allant vers ce bébé…
Très bon Noël à vous tou(te)s !
J.-P. Leroy

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